Planifier l’urgence

 

Pourquoi s’organiser ?

Fracture ? AVC ? Embolie pulmonaire ? Votre parent âgé est hospitalisé. Il va bientôt devoir sortir. Selon son état de santé, ensemble, vous allez devoir envisager soit :

  • Un séjour en maison de convalescence (sur ordonnance médicale) pour faciliter son rétablissement et gagner du temps ; cette solution peut aussi faciliter une entrée ultérieure en maison de retraite ;
  • Un retour à domicile avec un réseau de soutien car l’accident et l’hospitalisation l’ont handicapé :  il ne peut plus rester debout, se déplacer, s’alimenter, satisfaire ses besoins seul.

Vous pouvez aussi prévoir des solutions si, depuis un certain temps, vous observez un ou plusieurs de ces signaux d’alerte : perte d’appétit, isolement, chutes régulières, problèmes de santé, courrier entassé sans être ouvert… Il faut  aussi agir sans tarder, si votre parent âgé vous dit ne plus se souvenir de rien, s’il présente des signes marqués de désintérêt ou des comportements inhabituels.

Comment faire pour le mieux ?

Pour faire face à ces situations délicates, le mieux est de se réunir en famille. Chacun mettra du sien pour aboutir à une solution collective constructive.

Listez ensemble les questions à résoudre et resituez-les dans l’environnement de votre parent :  logement, habitudes, état de santé, goûts, envies, projets, revenus. Il doit être au centre de la discussion. Tout ne se résout pas d’un coup. Il convient :

  • de désigner un aidant principal et d’étudier, avec les autres membres de la famille, la répartition des tâches ;
  • d’organiser le quotidien en fonction des choix (vie à domicile ou en établissement) ;
  • d’examiner les questions financières : les revenus de votre parent lui permettent-ils de répondre à ses besoins ? Une aide peut-elle être attendue des institutions ou la charge doit-elle être répartie entre les membres de la famille ?
Urgent, important : quid au quotidien ?

Apporter une aide régulière et efficace oblige à distinguer ce qui est essentiel au bien être de votre proche et au vôtre.

  • Etablir un carnet de bord évite d’être débordé. Listez vos tâches par ordre d’importance. Dans votre emploi du temps, n’oubliez pas d’en garder pour vous et demandez de l’aide pour ce que vous ne pouvez pas faire vous-même.
  • Accepter l’imprévu. Une urgence, un accident peuvent obliger à modifier le planning. Pour votre proche, visez ce qui est essentiel à son bien-être. Si la toilette est plus rapide, pensez à le coiffer, lui mettre l’eau de toilette qu’il aime.
  • Si vous ressentez du stress : gare à l’épuisement ! Prenez le temps de rire, sortir, vous faire plaisir. Il faut aussi parler, verbaliser vos émotions auprès de proches, dans un groupe de paroles, une association d’aidants.

A savoir :

  • Les décisions appartiennent à la personne elle-même ; elles ne doivent pas être imposées.
  • Le congé de soutien familial  permet de consacrer du temps à un parent âgé. Prenez les devants, négociez avec votre hiérarchie.
  • Pour rester efficace dans la durée, vous devez prendre aussi soin de vous.