Maladie d’Alzheimer : Commet gérer la déambulation ?

La déambulation sans but est un trouble du comportement fréquent chez les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer. Le malade éprouve le besoin compulsif de marcher. Le jour comme la nuit. Les déambulations ont généralement pour effet d’épuiser les accompagnants

Pourquoi ce syndrome de marche infinie ?

La marche sans but des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer exprime une angoisse, un stress. La déambulation peut aussi être la conséquence d’une utilisation prolongée de médicaments.

Ce qu’il faut faire :

  • Dans la maison, écartez au maximum les dangers (couteaux, outils…) et aménagez l’environnement pour limiter les risques. L’essentiel est de veiller sur la sécurité du malade sans entraver sa liberté.
  • La nuit, laissez une lumière allumée, de la nourriture à disposition, une activité accessible. Prenez soin de disposer des objets qu’il a aimé, avec lesquels il a travaillé, et qui vont l’occuper. Une fois fatigué, il regagnera son lit.
  • Dans la journée, organisez des activités diverses. Sortez ensemble et variez les trajets en fonction de ce qu’il aime. Une promenade au parc, dans les rues, des courses au supermarché, sont des activités « thérapeutiques ». A condition que vous contrôliez bien la situation.
  • Pour les malades qui sortent seuls, mettez en place des itinéraires circulaires qui ramènent au point de départ et veillez à ce qu’ils aient un document sur eux.
  • Pour prévenir les envies impromptues de quitter le domicile, veillez à fermer la porte sans inquiéter le malade. Dissimulez la serrure ou la poignée en tirant un rideau devant la porte ou suspendez un vêtement à la poignée. Ces précautions peuvent suffire. La difficulté du malade à se concentrer lui fera oublier la poignée de la porte et avec elle l’idée de « fuguer ».
  • Favorisez le dialogue : « Tu as envie de sortir ? où veux-tu aller ? », «  Tu veux voir quelqu’un ? ».  Pour tempérer, expliquez que vous avez prévu de sortir avec lui: « Je finis la vaisselle et on y va », « On se prépare pour y aller ». Rassuré par votre écoute, l’esprit du malade peut être attiré par d’autres activités : une collation (toujours disponible), une activité à relancer (musique à écouter, ménage, magazines, lecture, …).

Ce qu’il ne faut pas faire :

  • Contrarier le besoin de déambulation de votre proche ne sert à rien et risque de provoquer d’autres réactions, souvent bien plus graves (hurlements, agitation…).
  • L’empêcher de dormir le jour est absurde. Respecter son rythme est essentiel à son bien être. S’il a besoin de dormir pour récupérer de son « agitation » nocturne, laissez-le. Profitez-en pour vous occuper de ce que vous avez à faire ou vous reposer aussi.