L’IMC : infirmité motrice cérébrale

L’infirmité motrice cérébrale (IMC) est une déficience physique liée à des lésions du cerveau. Les maladies responsables de ces lésions apparaissent soit au cours de la grossesse, soit pendant l’accouchement, soit dans les 28 premiers jours de la vie ou alors avant l’âge deux ans.

On parle d’infirmité motrice d’origine cérébrale ou polyhandicap quand il y a association d’une déficience physique et mentale entraînant une grave baisse de l’autonomie.

Les troubles

Les troubles dont souffrent les IMC (enfants ou adultes) sont multiples et variés. Cependant, tous n’en souffrent pas :

  • Les muscles du dos n’assurent pas leur rôle de maintien ; la posture assise et par conséquent, la marche sont alors impossibles (hypotonie du dos).
  • L’enfant ne parvient pas à contrôler correctement les muscles des membres (hypertonie des membres).
  • Raideurs constantes qui interviennent sur certains muscles, par exemple biceps, bras, doigts. Ces raideurs ont tendance à limiter les mouvements (comme l’hypertonie) et provoquent à long terme des déformations (spasticité).
  • Contractions involontaires qui viennent parasiter les mouvements. Ces contractions peuvent être renforcées par des émotions ou par un stress.
  • La déglutition est parfois très mal contrôlée : les fausses routes sont fréquentes (avec risque d’étouffement) et l’enfant bave en permanence.
  • Strabisme, le fait de loucher perturbe la perception et la vision.

Si votre proche a des difficultés à rester assis, il existe des coquilles adaptées à sa morphologie et à ses troubles. Elles peuvent être placées sur une chaise ou sur un fauteuil roulant, manuel ou électrique. Vous pouvez aussi utiliser des coquilles qui permettent d’installer votre proche debout.

Tous ces appareillages sont prescrits par des médecins rééducateurs.

  • Ils permettent de dégager les membres supérieurs et permettent ainsi à votre proche d’avoir des activités normales (dans la limite des possibilités).
  • Ils assurent une posture correcte et plus confortable.

Les séances de kinésithérapie doivent intervenir le plus tôt possible pour améliorer sa posture en effectuant des étirements, des assouplissements, des exercices de retournements.

L’intervention de l’orthophoniste pourra aider à établir une communication pour que votre proche puisse s’exprimer.

Des séances d’orthoptie (rééducation de la vue) peuvent aider à corriger ses troubles de la vue.