L’évaluation de la perte d’autonomie

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La perte d’autonomie se définit comme l’incapacité pour une personne d’effectuer par elle-même certains actes de la vie courante du fait d’une incapacité physique ou psychique (difficultés de mémoire, par exemple). Une évaluation aide le senior à prendre conscience de son état de santé et à recenser l’ensemble des aides qui lui seront nécessaires.

Comment évaluer
la perte d'autonomie ?

La perte d’autonomie des personnes âgées est évaluée à l’aide d’une grille dénommée Aggir (autonomie gérontologie groupes iso-ressources). S’il existe différents systèmes d’évaluation, seuls les critères d’Aggir autorisent l’éligibilité à l’Allocation personnalisée d’autonomie (APA).

Cet outil mesure les différentes activités de la vie courante via un classement en trois catégories : ce que la personne « fait seule », « fait partiellement », « ne fait pas ».

Dix premières activités sont d’abord étudiées : toilette , habillage, alimentation, élimination urinaire et fécale, transferts (capacité à se lever, se coucher, s’asseoir), déplacements à l’intérieur du logement, déplacements à l’extérieur, communication à distance (utilisation du téléphone, d’une alarme, d’une sonnette), cohérence (capacité à parler et/ou à se comporter de façon logique et sensée), orientation (capacité à se repérer dans le temps, les moments de la journée et les lieux).

Sept autres activités sont ensuite évaluées pour apporter des informations utiles à l’élaboration d’un plan d’aide personnalisé : cuisine, ménage, transport (prendre et/ou commander un moyen de transport), achats, suivi du traitement (se conformer à l’ordonnance du médecin), gestion (gérer ses propres affaires, son budget, ses biens), activités de temps libre.

Il est également possible d’évaluer l’autonomie psychique d’un sujet et jauger ainsi sa capacité à communiquer, à raisonner par soi-même (prendre ses médicaments, gérer son budget…) et sa mémoire.

Qui évalue la perte d'autonomie ?

L’évaluation de la perte d’autonomie peut se dérouler en divers endroits selon la situation de la personne âgée : à son domicile, en maison de retraite, à l’hôpital, en consultation chez son médecin…

Bien souvent, l’évaluation fait suite à une demande d’APA. Dans ce cas, c’est l’équipe médico-sociale du département où réside la personne qui accomplit la démarche : un médecin ou une infirmière et un travailleur social.

Si le médecin traitant est à l’origine de la procédure, il adressera le plus souvent son patient à un centre d’évaluation gérontologique (CEG). La consultation durera environ une heure.

Enfin, si la personne âgée est hébergée en établissement, le personnel réalisera l’évaluation sous la responsabilité du médecin coordonnateur. A noter que les personnes âgées de plus de 70 ans bénéficient d’une consultation gérontologique gratuite.

Quel impact sur l'APA ?

Le premier intérêt de cette évaluation vise à déterminer l’éligibilité du demandeur à l’APA en le classant dans l’un des six groupes dénommés GIR. Ces groupes sont cotés de 1 à 6 selon le degré de dépendance, allant des moins autonomes aux plus autonomes. Seules les personnes appartenant aux GIR 1 à 4, dites « en perte d’autonomie », peuvent prétendre à l’APA. Celles relevant des GIR 5 et 6 ont la possibilité cependant de bénéficier des prestations d’aide à domicile servies par leur régime de retraite ou par l’aide sociale départementale. Pour information, le GIR 5 rassemble les personnes qui ont simplement besoin d’une aide ponctuelle pour la toilette, la préparation des repas et le ménage. Le GIR 6 englobe celles ayant totalement conservé leur autonomie.

Les conseils généraux coordonnant la prise en charge des personnes âgées dépendantes, les informations sont disponibles dans chaque département.