Le syndrôme d’enfermement dans la relation aidant/aidé

Quand survient-il ?

Après une hospitalisation, par exemple, les besoins d’aide s’accroissent et peuvent devenir lourds à gérer. On parle alors de « fardeau de l’aidant ». Vous pouvez vous sentir « emprisonné ». Gare alors à la dépression !

Si vous êtes seul(e) à accompagner votre parent dans une situation très délicate et accaparante vous risquez d’en être victime.

Les personnes qui tentent de concilier vie familiale, professionnelle et obligations filiales mais se sentent coupables de ne pouvoir répondre toujours aux besoins de chacun sont particulièrement touchées par ce syndrome.

Non-dits, fatigue, isolement, ressentiments inconscients, en se cumulant peuvent détériorer la relation, et provoquer des situations de crise et un risque de maltraitance.

Quelle est la cause de ce syndrome ?

Du côté de la personne aidée - La peur de l’abandon peut être réactivée et accroître la dépendance affective et la difficulté à supporter la frustration que provoque les différentes pertes. Votre proche, supportant mal son vieillissement, a tendance à reporter toute la charge négative et dépressive sur vous. Ses pathologies, ses douleurs accentuent le phénomène.

Du côté de l’aidant - La crainte de ne pas en faire assez, l’isolement, le refus exprimé ou non de solliciter des aides extérieures, le sentiment de culpabilité sont problématiques. L’affection et la tendresse sont remplacés par l’épuisement et l’énervement.

Comment l’éviter ?

Il faut oser parler, vous ouvrir, exprimer vos difficultés, vos craintes, à votre entourage et si possible auprès de professionnels et/ou au sein de groupes de paroles.

Pour que la relation aidant/aidé reste de qualité, vous ne devez pas négligez votre vie. Vous devez respecter vos propres besoins et envies, garder du temps pour vous. Il convient de faire la part des choses entre votre désir d’accompagner votre parent et vos possibilités réelles lui apporter toute l’aide dont il a besoin, sans vous mettre vous-même en danger.

A faire :

  • Etre à l’écoute de vos propres émotions, ressentis, besoins (vie sociale, activités personnelles, etc.).
  • Parler des difficultés que vous rencontrez dans la relation avec votre proche.
  • Consulter un médecin, un psychologue.
  • S’adresser au CCAS de la commune, au CLIC (Centre local d’information et de coordination) le plus proche pour trouver de l’aide extérieure.

A ne pas faire :

  • Penser pouvoir tout assumer seul(e).
  • Refuser toute aide extérieure : ami, voisin, professionnel (aide à domicile, réseau gérontologique…)