Dépister la maltraitance

On ne peut laisser une personne en situation à risque sans assistance. Le Réseau international vieillir en liberté (RIFVEL) propose sur son site Internet une approche d’évaluation fondée sur les cas de maltraitance observés au Québec. Des profils types de personnes maltraitées et de personnes maltraitantes sont définis.

Qui est maltraité ?

Des personnes très dépendantes pour les soins de base. Leur handicap physique exige une aide pour les actes de la vie quotidienne.  Elles n’ont pas le contrôle de leur argent au quotidien.  Une même personne les aide depuis longtemps.

On observe aussi : difficultés de communication, maladie mentale ou neuro-dégénérative, peu de contact avec la famille et/ou relation avec un seul membre ayant lui même des difficultés (matérielles, dépression, traumatisme).

Qui maltraite ?

Une personne non préparée à s’occuper d’une personne fragile, vivant avec elle et l’aidant depuis plus de deux ans. Elle ne reçoit aucune rémunération ou autre gratification pour cette activité. Surchargée, elle souffre elle-même de problèmes de santé, elle est en « burn-out ». Ces personnes n’apprécient pas l’intervention de services professionnels.

On observe aussi : problèmes financiers, isolement social, consommation d’alcool, de drogues, de  psychotropes.

Quels sont les signaux d’alerte, les comportements ? 
  • Victime : La réclusion évidente. Elle apparaît effrayée, méfiante, présente des symptômes de dépression (insomnie, perte d’appétit, perte d’intérêt, pleurs). Elle semble calme à l’excès,  change brusquement d’humeur, demande la permission pour répondre aux questions. Elle ne peut expliquer ses blessures, douleurs, chutes. Elle dit qu’on lui doit ou qu’il lui manque de l’argent, qu’on la maltraite.
  • Personne qui risque d’abuser : Se plaint du comportement de la personne âgée. Elle la déprécie, la réprimande, la harcèle, la prive de nourriture et des soins requis, refuse de la laisser seule avec un tiers, répond à sa place. Elle se montre agressive (bris d’objet, colère, ton)  et exigeante à l’excès. Elle semble méfiante face aux personnes extérieures, les soupçonne. Elle dépense plus qu’à l’habitude ou limite les dépenses de la personne âgée. Elle menace d’interrompre le service à domicile

A savoir :

En cas de doute, contactez le réseau professionnel : ALMA Allo Écoute Maltraitance des personnes âgées : 08 92 68 01 18 (0,34€ la minute)