Aménager la chambre à coucher

Dans le Maintien à Domicile des personnes âgées, l’amélioration de l’habitat jouera un grand rôle. La volonté des personnes âgées de rester chez elles, dans leur environnement quotidien, doit être prise en compte, notamment en ce qui concerne la chambre à coucher. Cette pièce doit en effet offrir sérénité, sécurité et mobilité.

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Quelques aménagements faciles
  • Libérer de l’espace autour du lit, afin de faciliter la circulation.
  • Éviter tous les obstacles à travers la pièce, tels que des fils électriques.
  • Enlever les tapis afin d’éviter les chutes.
  • Prévoir un téléphone à grosses touches près du lit pour plus de visibilité et de sécurité.
  • Poser sur la table de nuit toutes les télécommandes utiles.
Les conditions pour un bon sommeil

Avec l’âge, le sommeil devient irrégulier, intermittent. Il est pourtant indispensable à une bonne hygiène de vie, et au moral. Le confort de la pièce est une condition essentielle ! Pour l’améliorer, vous pouvez commencer par suivre ces quelques conseils sans engager de travaux coûteux :

  • La température de la pièce ne doit pas excéder 19 à 20°.
  • Des rideaux lourds aux fenêtres permettront de bien obstruer la lumière.
  • L’utilisation d’une couette permet de faire son lit plus facilement. Les couettes en plûmes d’oies sont régulatrices de chaleur, si vous n’êtes pas allergique.
  • La fermeture des volets doit être bien accessible à la personne âgée (par exemple grâce à une chaîne).
  • Une veilleuse allumée ou une lampe de poche doit rester à disposition si vous vous levez la nuit, pour éviter les chutes nocturnes.
  • Le pilulier peut être posé sur la table de nuit, pour éviter de se relever lors de la prise du coucher.
  • Vous pouvez programmer l’extinction de la télévision, si vous la regardez tard, pour éviter les nuisances sonores pendant le sommeil.
  • Une bouteille d’eau à portée de main pourra éviter de se lever la nuit.
Choisir un bon lit non médicalisé
  • Le test du matelas est très simple. Il vous suffit de vous asseoir sur le bord de votre lit, de vous relever et d’observer. On changera son matelas à partir du moment où celui-ci ne retrouve pas sa forme initiale.
  • La bonne hauteur du lit est à 60 cm du sol environ. En fait, il s’agit de pouvoir se mettre au lit et en sortir facilement.
  • Les matelas spécialisés (matelas en mousse à mémoire de forme ou matelas anti-escarres) évitent les points de compressions douloureux.
  • Les sommiers équipés de relève pieds ou relève buste augmentent le confort, d’autant plus s’ils sont automatisés.
  • Les lits électriques à commandes, les plus confortables mais aussi les plus chers, permettent de se redresser sans efforts.
  • Les couchages doubles permettent aux couples de continuer à dormir ensemble tout en adaptant la position de chaque lit.
  • Les lits articulés sont particulièrement adaptés à un alitement prolongé, grâce à une position variable pour les différents moments de la journée, des perforations ciblées qui soulagent les points de compressions douloureux et une ventilation constante qui élimine la sudation naturelle.

Prise en charge financière : sur prescription médicale, peuvent être pris en charge un matelas simple ou anti-escarre ainsi que des barrières.

Pour des handicaps plus lourds, il faut passer à une literie médicalisée.

Le lit médicalisé

Pour une Hospitalisation à domicile (HAD), un lit médicalisé est indispensable, notamment à cause du risque accru de développer des escarres.

Les matelas médicalisés et plus particulièrement les matelas anti-escarres apportent une aide considérable pour prévenir ou soigner les escarres. Des  changements de position doivent être effectués toutes les 2 heures. Afin de prévenir les escarres, il faut également surveiller d’autres facteurs : alimentation, hydratation, risques vasculaires, tabagisme, diabète, HTA, altération des fonctions respiratoires et risques neurologiques.

Prise en charge financière : Seuls sont pris en charge les lits disposant d’au moins deux fonctions non manuelles (hauteur variable, relève buste, relève jambe, plicature des genoux). La prise en charge intervient à hauteur de 65% du tarif de responsabilité. Au cas où le patient bénéficie de l’exonération du ticket modérateur, la prise en charge est assurée à 100% du tarif de responsabilité.

Les travaux d'aménagement
  • Si malgré les améliorations, vous préférez réorganiser votre chambre à coucher, penchez-vous sur la domotique. Vous pourrez à partir d’une seule télécommande régler la température du chauffage électrique, la fermeture et l’ouverture des volets, l’éclairage, etc.
  • Pensez également à contacter un ergothérapeute, spécialiste de l’aménagement de la maison.
  • Caisses de retraite et mutuelles proposent aussi d’établir un diagnostic de la sécurité du logement.
  • EDF et GDF proposent des diagnostics pour optimiser votre consommation d’énergie.
  • Si un expert vous conseille des travaux, les Pact Arim de votre département (un réseau d’associations dédiées à l’amélioration du logement) vous aideront à les réaliser, aussi bien matériellement que financièrement.
  • Vous pourrez également faire appel à l’Agence nationale pour l’amélioration de l’habitat (ANAH), qui finance par exemple le remplacement du gaz par de l’électricité, les barres d’appui, l’adaptation des toilettes, des douches et encore d’autres dispositifs spécifiques à un handicap.