Affronter une vague de froid

Les personnes âgées sont vulnérables au froid en raison de la diminution de leur masse musculaire, d’une moindre réponse vasculaire et de l’altération de leurs vaisseaux.

La vulnérabilité est-elle identique
pour tous ? 

Votre proche âgé, même s’il n’a pas la perception de froid, y sera particulièrement sensible, s’il souffre :

  • d’une pathologie cardiaque, respiratoire ou d’une maladie chronique (diabète, asthme…) ;
  • de troubles modérés de la mémoire ;
  • de maladies neuro-dégénératives (Alzheimer, Parkinson) ;
  • d’une affection handicapante, en particulier neurologique, d’une maladie psychiatrique ou qu’il est traité par des psychotropes ou des anti-inflammatoires.
Quels sont les risques ?

Les très basses températures, le vent froid, la neige peuvent :

  • provoquer des engelures ou de l’hypothermie et entraîner des lésions graves, voire mortelles ;
  • favoriser l’aggravation de certaines maladies parce qu’un effort accru est nécessaire pour lutter contre des conditions climatiques extrêmes ;
  • générer des risques connexes à l’intérieur  (incendie, intoxication),  comme à l’extérieur (glissades, accidents de la route).
Quelles précautions prendre ?

À l’extérieur. S’il doit absolument sortir, vous veillerez à ce que votre proche s’habille chaudement.  Vous lui conseillerez de :

  • se couvrir la tête. Dans cette partie du corps, la déperdition de chaleur peut atteindre 30% ; il importe aussi de se recouvrir le bas du visage avec une écharpe ;
  • porter des gants et de les garder afin conserver la chaleur corporelle ;
  • marcher d’un bon pas, éviter de rester immobile ;
  • reporter un voyage en voiture.  Sinon, prévoir nourriture, eau, couvertures et vêtements d’appoint ainsi que les médicaments indispensables à sa santé.

En cas de gel, verglas ou neige annoncés, il vaut mieux repousser toute sortie non indispensable.

À la maison, il convient de :

  • maintenir la température ambiante aux alentours de 19 degrés ;
  • s’assurer du bon fonctionnement des appareils de chauffage ; poêles à bois et appareils d’appoint ne doivent pas être surchauffés pour ne pas   provoquer un incendie ou une intoxication au monoxyde de carbone ;
  • laisser dégagées les bouches d’aération et les cheminées.

A savoir :

  • Une bonne alimentation reste essentielle. Des repas équilibrés, composés d’un plat chaud constitué de légumes riches en vitamines, permettent de lutter contre le froid et ses conséquences sur la santé. Les boissons chaudes  (thé, tisanes, citronnades) sont recommandées.
  • Votre parent doit être inscrit sur la liste des personnes isolées et vulnérables de la mairie de son domicile pour bénéficier des conseils et de l’assistance que les services sanitaires et sociaux dispensent en cas de températures extrêmes.